La gestion des ordures ménagères en questions !


Entre les augmentations que la Communauté de Communes nous annonce et le choix d’un nouveau centre de tri loin de chez nous, à Saint Denis de Pile, la gestion de ce service public pose questions…

Des augmentations dues à des problèmes structurels
Le Républicain du 10 février nous a annoncé des augmentations généralisées de nos factures d’ordures ménagères pour 2022 : + 6% pour les 13 communes de la rive gauche dont la notre, + 19% pour Rions, Lestiac, Cardan et Paillet et + 25% pour Cadillac, Béguey, Donzac, La Roque et Escoussans.
Elles sont dues à l’augmentation des prix pratiqués par Véolia environnement qui contrôle l’incinérateur ASTRIA de Bègles, où nous envoyons nos déchets non recyclés. Ce n’est pas la première fois que ce genre de situation se produit. En 2009, nous avions subi une augmentation de 25 % car Véolia devait mettre aux normes européennes les cheminées de l’incinérateur ASTRIA. Or, cette infrastructure est la propriété de Bordeaux Métropole qui lui en a concédé l’exploitation. En contre partie, la moindre opération d’entretien est supportée par tous les syndicats girondins qui sont les clients de l’incinérateur sauf Bordeaux Métropole…
A cela s’ajoute la logique du contrat qui lie notre syndicat de collecte des ordures ménagères (UCTOM) à Véolia environnement (elle s’applique pour tous les autres syndicats). En effet, celui-ci prévoit un tonnage minimum d’ordures ménagères à collecter pour incinérer. Une baisse de ce tonnage peut entraîner des pénalités car les objectifs n’ont pas été atteints…Véolia veut maintenir la rentabilité de son service et peut augmenter le prix de la tonne incinérée…Si la Communauté de Communes voulait accroître le tri sélectif en diminuant les tonnes de déchets destinées à l’incinération, Véolia ferait gonfler sa facturation… Elle l’a déjà fait en 2010 quand le président de la CDC d’alors avait fait s’effondrer les tonnes de déchets incinérés en mettant en place le paiement au poids pour stimuler le tri sélectif…Cette logique si peu écologique, mais très liée aux intérêts économiques, doit être changée !

A problèmes structurels, changements structurels
Et si les syndicats de collecte des ordures ménagères usagers d’ASTRIA en devenaient ses propriétaires avec Bordeaux Métropole et le Département de la Gironde? On pourrait créer un établissement public dont 50% des parts seraient détenues par la métropole bordelaise, 10% par le Département et 40% par les syndicats de collecte, dont la logique de gestion serait à l’opposé de la recherche du profit à tout prix ! Utopie ! Nous disent les réalistes. Pourtant, le futur centre de tri des déchets – défendu par le bureau de Convergence Garonne – qui doit voir le jour à Saint Denis de Pile sera géré par un établissement public, propriété de ses syndicats usagers… On peut penser que la nouvelle structure fera baisser fortement les coûts du tri sélectif, transport compris…Il faut que les avantages soient considérables pour que la CDC se détourne du centre de tri de la COVED d’Illats à deux pas pour préférer un transport éloigné au mépris de l’empreinte carbone !

Alors ce qui est possible à Saint Denis de Pile doit pouvoir voir le jour à ASTRIA ! Un changement dans la gestion de l’incinérateur doit s’imposer et le Département – qui a la gestion du schéma départemental des déchets – pourrait jouer les dynamiseurs !

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